Changer de vision sur la péridurale

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Changer de vision sur la péridurale

Gustave sourit. Il est heureux. Du haut de ses 49 centimètres, le nouveau-né découvre la vie et surtout… le visage radieux de sa maman. Marylou admire son petit garçon, dont elle a pu vivre pleinement la naissance. Sa crainte initiale de la péridurale, annoncée comme compliquée du fait de ses problèmes de dos, s’est totalement dissipée, avec l’aide de l’échographie de repérage.

Revenons 25 ans plus tôt. La petite Marylou, âgée de 6 ans, se voit diagnostiquer une double scoliose lui imposant port de corset quasi-permanent, activité physique régulière et longues séances de kinésithérapie tout au long de sa jeunesse. « Mon dos présentait deux déformations, qui se "compensaient" un peu. J’avais les épaules alignées avec le bassin, si bien que je ne souffrais pas de ma scoliose au quotidien. Mais pour la réduire et prévenir toute dégradation, j’ai dû m’astreindre à une certaine discipline, que je n’ai jamais relâchée. » Résultat : pas de gros problème à signaler au fil du temps. Les médecins sont ravis, mais n’en avertissent pas moins la jeune fille qu’une future grossesse représentera une période particulièrement sensible. Entre prise de poids, postures modifiées et bouleversements physiologiques, le risque de douleur s’élève fortement pour une femme atteinte de scoliose.

La péridurale, source d’anxiété pour la future maman

La mise en garde trotte toujours dans un coin de la tête de Marylou lorsqu’elle tombe enceinte de son premier enfant. Mais pas de quoi inquiéter outre mesure l’avocate dynamique : 

„J’ai continué à pratiquer du sport, yoga principalement, j’ai veillé à m’activer régulièrement durant mes longues journées de travail, j’ai fait attention à ne pas prendre plus de 10 kilos et j’ai pratiqué de la kiné spécialisée. Si bien qu’au final, je n’ai pas ressenti de douleur particulière. Concernant les dernières semaines et l’accouchement, j’ai également suivi la méthode de préparation Bonapace, avec pour objectif de réduire au minimum, voire éviter, les actes médicaux et de rester maîtresse de mon corps durant la naissance.“

– Marylou, jeune maman de Gustave

Un désir involontairement renforcé par le premier rendez-vous avec un médecin anesthésiste, à deux mois du terme. À l’évocation de sa scoliose, le praticien prévient Marylou des potentiels effets indésirables liés à la péridurale (mauvaise diffusion, brèches…) et du risque de devoir s’y reprendre à plusieurs fois. Il conseille malgré tout l’intervention, mais conforte sans le savoir la future maman dans son idée de ne pas y recourir.

Profiter pleinement de la naissance

La poche des eaux de Marylou se rompt à dix jours du terme. L’attente débute… et se prolonge. À mesure que les heures défilent, les contractions s’intensifient et la douleur s’immisce : « Je ne voulais pas être déclenchée. J’ai donc "travaillé" de façon à accélérer le processus tout en essayant de contrôler au maximum ma douleur. Malheureusement, je sentais l’épuisement se profiler, alors que je tenais à vivre pleinement la délivrance, sans être complétement "à plat". » Les sages-femmes, très à l’écoute, lui conseillent alors d’expliquer sa situation et ses aspirations au Dr Tanguy Cazaubiel, l’anesthésiste. Un rapport de confiance s’installe rapidement avec le praticien. Il explique à Marylou qu’il utilise une technique facilitant la pose des péridurales, en particulier dans les situations complexes comme les scolioses. 

„Je n’ai appris qu’après l’accouchement qu’il s’agissait d’écho-repérage assurant de bien cibler la zone où piquer et le trajet de l’aiguille. Sur l’instant, j’ai juste constaté que c’était rapide et indolore. Les gestes sûrs et les paroles de l’anesthésiste m’ont rassurée. Je me suis tout de suite détendue, sans rien perdre de mes (bonnes) sensations. Je ressentais les contractions, mais elles ne me faisaient plus mal. Plutôt que de chercher à tout contrôler, j’ai pu lâcher prise et accoucher de la façon dont j’avais rêvé : en pleine conscience et sans stress, pour moi comme pour Gustave. “

– Marylou, jeune maman de Gustave

Technologie discrète pour accouchement serein

Les heures et jours qui suivent sont au diapason du bonheur partagé entre les jeunes parents et leur nouveau-né. Marylou ne rencontre aucun effet indésirable lié à la péridurale et récupère rapidement de son accouchement. La trentenaire ne s’y projette pas encore, mais sait déjà qu’elle sera « beaucoup plus rassurée sur le geste médical pour son prochain enfant. Les conditions dont j’ai bénéficié m’ont ôté toute appréhension. Je n’ai qu’un regret : ne pas avoir été rassurée plus tôt sur la possibilité de poser une péridurale de façon aussi efficace. Ça m’aurait épargné quelques inquiétudes qui n’avaient pas lieu d’être. »

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