Vidéo 3D : et la cœlioscopie gagne en profondeur

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Vidéo 3D : et la cœlioscopie gagne en profondeur

En plongeant le médecin et son équipe au cœur de l’intervention, la vidéo 3D offre une nouvelle vision de la chirurgie par cœlioscopie. La qualité de l’image alliée à la facilitation des gestes assure rapidité et précision pour tous les types d’interventions, avec une courbe d’apprentissage réduite. Précisions autour de la chirurgie abdominale, en compagnie du Dr Pierre Blanc, spécialiste en chirurgie viscérale et digestive à la Clinique Chirurgicale Mutualiste de Saint-Étienne.

Petit retour dans le temps. 1992-93 : l’arrivée de la cœlioscopie bouleverse les pratiques médicales en chirurgie, notamment viscérale. Moins invasive, plus « propre », la technique est plébiscitée par les patients et les professionnels de santé. Revers de la médaille : les chirurgiens doivent apprendre à opérer en visualisant leurs gestes sur un écran 2D, sans notion de profondeur. Une adaptation qui demande de l’expérience pour parvenir à estimer au mieux la position des instruments et optimiser les interventions.

Retour au présent et à une innovation révolutionnaire : la vidéo 3D. « Avec les nouvelles technologies de visualisation en 3 dimensions, un chirurgien débutant peut rapidement atteindre le niveau d’un praticien avec 20 ans d’expérience. Lunettes spéciales sur les yeux, il suffit de regarder la colonne vidéo 3D pour se retrouver plongé dans la zone d’intervention 3D ; un peu comme au cinéma », décrypte le Dr Blanc. Principaux avantages ? Des procédures plus précises et rapides, synonymes de moindres complications ou effets indésirables pour les patients.

Le rendu 3D permet de « redécouvrir » la chirurgie

Versant cliniciens, les bénéfices sont également notables : « les interventions sont moins stressantes et moins fatigantes, surtout avec la dernière génération d’écrans, qui offre une qualité d’image exceptionnelle. » Finis les inconvénients du type fatigue oculaire ou mal de tête, que pouvaient induire les dispositifs moins évolués. « Même les confrères les plus réfractaires aux innovations technologiques s’avouent bluffés devant le rendu et son potentiel opératoire. » Mieux, la vision 3D permet de redécouvrir la pratique cœlioscopique : les équipes de bloc, munies de lunettes, peuvent profiter du spectacle d’un chirurgien qui se réapproprie lui-même l’anatomie humaine, longtemps cantonnée à 2 dimensions.

Une technologie qui plaît aux patients

La cœlioscopie vit une révolution des pratiques dont les principales limites semblent financières, dans un contexte prégnant d’économies de santé. Mais si les colonnes 3D ont un coût, leur souplesse d’utilisation, l’optimisation des interventions et la réduction des effets indésirables plaident en faveur de gains sur le long terme. « De plus, le concept même de cœlioscopie 3D "parle" aux patients, qui ont tendance à privilégier cette approche s’ils en ont la possibilité. Au-delà des bénéfices thérapeutiques concrets, l’image que se font les usagers d’une technologie est un argument marketing non négligeable pour les établissements de santé », souligne l’expert.

La cœlioscopie 3D s’installe dans le paysage chirurgical mondial, dans une logique d’évolution des pratiques par l’innovation. Une dynamique portée par les patients, les professionnels du soin et les industriels qui s’appuient sur les retours d’expérience pour développer des dispositifs capables d’améliorer toujours plus les conditions d’intervention.

B. Braun et la chirurgie 3D

B. Braun développe des solutions de visualisation 3D, associant image haute résolution, grande profondeur de champ et contrastes élevés. Complémentaires et polyvalents, les dispositifs B. Braun assurent une immersion 3D lors des chirurgies coelioscopiques, de façon à améliorer la précision chirurgicale et la coordination main-œil.

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