AVC : que connaissez-vous des anévrismes cérébraux

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AVC : que connaissez-vous des anévrismes cérébraux ?

Pathologie peu connue, l’anévrisme cérébral concerne 2 à 4% de la population et présente le risque, s’il n’est pas dépisté à temps, de provoquer un AVC hémorragique. A l’occasion de la journée mondiale de l’AVC, nous faisons le point sur sa prise en charge et l’évolution des technologies chirurgicales avec le Professeur Damien Bresson, neurochirurgien à l’hôpital Henri Mondor à Créteil, et Christophe Philibert, Directeur de la Division Aesculap pour la France et membre du Comité Exécutif de B. Braun Medical.

Un anévrisme est une dilatation de la paroi d’une artère qui, avec le temps, se fragilise au point de former une poche, le « sac » de l’anévrisme. Lorsque le sac éclate, on parle de « rupture d’anévrisme » classée parmi les AVC hémorragiques   : le sang sort du sac, se répand autour du cerveau et augmente la pression intracrânienne provoquant notamment des douleurs intenses. Lorsque cela arrive, il faut intervenir en urgence car, si elle n’est pas traitée, la rupture d’anévrisme peut être fatale.

Les « coils » et les « clips » pour traiter les anévrismes

Prévenir ou traiter une rupture d’anévrisme cérébral est un acte de haute technicité. Deux méthodes existent : quand il le peut, le neuroradiologue obstrue l’anévrisme avec un « coil », ressort en platine que l’on place à l’intérieur de l’anévrisme via un cathéter introduit dans l’artère fémorale au niveau de l’aine et que l’on remonte jusqu’au cerveau. On parlera de traitement endovasculaire.

Le neurochirurgien peut opter pour un traitement microneurochirurgical en ayant recourt à la pose d’un « clip ». Appliqué à la base du collet, zone où le sang passe entre l’artère et le sac (voir illustration 1), le clip pince l’anévrisme et y interrompt la fuite de sang (dans le cerveau).

„Pour poser un clip, on ouvre la boîte crânienne. Très délicate, l’opération dure entre 2 et 5 heures. On utilise un microscope et des instruments les plus ergonomiques possible pour positionner le clip très précisément.“

– Professeur Damien Bresson, neurochirurgien à l’hôpital Henri Mondor (94)

Une précision de rigueur quand on sait qu’un clip ne mesure que 2 à 4 millimètres et que l’on intervient sur la partie la plus sensible de l’être humain.

B. Braun Aesculap, un savoir-faire de plus d’un siècle en neurochirugie

La première utilisation de clips en neurochirugie, par Harvey Cushing, remonte à 1911. Des clips que B. Braun Aesculap propose dans son catalogue d’instruments neurochirurgicaux dès 1915. C’est ensuite Walter Dandy qui, pour la première fois, en 1937, ferme un anévrisme à l’aide d’un clip. B. Braun Aesculap développe donc une gamme de clips dédiés à l’anévrisme à partir de 1945.

Deux innovations B. Braun Aesculap ont marqué la deuxième moitié du 20e siècle dans le domaine de la  neurochirurgie vasculaire : le premier clip pour une pose sous microscope, en 1968, développé en collaboration avec le célèbre neurochirurgien Pr. Gazi Yasargil (1950-1999). Puis le premier clip en titane, en 1995, qui ne provoquent pas d’artéfacts lors d’un examen IRM.

Aujourd’hui, B. Braun Aesculap propose une gamme de 280 clips, de taille et forme diverses, pour s’adapter aux multiples configurations d’anévrismes et de patients. L’ensemble des clips sont fabriqués à Tuttlingen en Allemagne ; tous bénéficiant d’une fabrication de pointe pour répondre au besoin de précision inhérent à ce type de dispositif.

Collaborer avec les neurochirurgiens sur les innovations futures

Pour le Pr Bresson, l’autre défi d’avenir réside dans la taille des instruments pour poser les clips. 

„Avec le développement de la neurochirurgie mini-invasive, nous aurons besoin d’instruments différents pour positionner les clips, car ils devront s’insérer dans des ouvertures de plus en plus petites sans gêner la visualisation. Échanger avec les industriels permet de faire évoluer ces technologies.“

– Professeur Damien Bresson, neurochirurgien à l’hôpital Henri Mondor (94)

„Le défi technologique est de développer les dispositifs les plus petits possibles et de très haute qualité.“

– Christophe Philibert, Directeur de la Division Aesculap en France et membre du Comité exécutif B. Braun Medical

En partenariat avec les neurochirugiens, B. Braun a ainsi récemment lancé une nouvelle gamme d’instruments pour manipuler les clips, avec un revêtement noir et mat pour éviter les reflets sous la lumière du microscope.

Autre innovation imminente ? La qualité des images.

„Pour le chirurgien, la meilleure vision se traduira par une plus grande précision du geste. Pour le patient, les risques seront diminués. Notre objectif à plus long terme est de rendre ces interventions moins traumatiques pour le patient, donc de diminuer la durée des séjours à l’hôpital.“

– Christophe Philibert, Directeur de la Division Aesculap en France et membre du Comité exécutif B. Braun Medical

Partenaire du Diplôme inter Universitaire de neurochirurgie vasculaire, et deuxième acteur de la neurochirurgie en France, B. Braun s’implique dans la formation des professionnels de santé et, avec eux, prépare les innovations de demain.

En savoir plus sur l'AVC et les ruptures d'anévrisme

Prévenir l’AVC par rupture d’anévrisme ? Possible dans certains cas.

Un anévrisme non rompu de taille petite ou moyenne ne présente aucun symptôme et échappe généralement au diagnostic. Il est souvent découvert de façon fortuite lors d’un examen d’imagerie de routine.

Les médecins évaluent alors le bénéfice/risque d’une intervention éventuelle au regard du risque de rupture de l’anévrisme. Si l’on n’opère pas, l’anévrisme sera surveillé. Dans tous les cas, il conviendra d’écarter les facteurs de risques, comme l’hypertension artérielle et le tabac qui, à eux deux, doublent le risque de rupture ou augmentent le risque de récidive.

Les AVC en chiffres

Les Accidents Vasculaires Cérébraux (AVC) sont un ensemble de pathologies regroupant des troubles provoqués par une brutale interruption localisée du débit sanguin cérébral (« ischémie ») ou à la rupture d’une artère à l’origine du déficit neurologique (« hémorragique »). A ajouter que l’AVC est la 3ème cause de décès dans les pays occidentaux et la cause la plus fréquente d’invalidité neurologique.

Pour en savoir plus

Société Française de Neurochirurgie, fiche d’information « anévrysmes », consulté le 3.10.2018 
Sciences et Avenir : L’anévrisme cérébral : définition, symptômes, traitement (le 8.06.2016 mis à jour le 5.09.2017), consulté le 3.10.2018