le saviez-vous ? Infarctus : les femmes aussi

Recherche rapide de produits

Choisir une catégorie ou une sous-catégorie

Le saviez-vous ? Infarctus : les femmes aussi

Les femmes sont (presque) autant exposées au risque d’infarctus du myocarde que les hommes. Elles présentent toutefois quelques spécificités en termes de facteurs de risque, d’âge et de prise en charge. Précisions en compagnie du Dr Géraldine Gibault-Genty, cardiologue clinicienne et coronarographiste du CH de Versailles.

L’infarctus, concrètement, c’est quoi ?

L’infarctus correspond à l’obstruction d’une artère coronaire d’une durée supérieure à 20 minutes. Conséquence du manque d’oxygénation qui en découle : une nécrose des cellules musculaires cardiaques, nécessitant une intervention d’urgence pour rétablir le flux. 

Le saviez-vous ?

1 infarctus sur 3 touche une femme

Contrairement aux idées reçues, les hommes ne sont pas les seules victimes d’infarctus du myocarde : 1/3 des cas se déclarent chez des femmes.

Les facteurs de risques sont similaires à ceux de l’homme…

Les 5 principaux facteurs de risque d’infarctus sont les mêmes pour les deux sexes : tabagisme actif, diabète, hypertension artérielle, hérédité au 1er degré (parent ou fratrie) et hypercholestérolémie. 

…mais connaissent des spécificités

Le tabac augmente plus le risque chez la femme (x3) que chez l’homme (x2). L’explication ? Une possible fragilité supérieure des artères féminines ? D’autres facteurs de risque sont plus spécifiques de la femme, tel le cancer du sein, la dépression, la radiothérapie, le syndrome d’apnée du sommeil, la fibrillation auriculaire, la sédentarité ou encore le syndrome métabolique.

Les femmes sont « protégées » par les hormones avant la ménopause

Les femmes non ménopausées sont moins exposées à l’infarctus que les hommes grâce à leur système hormonal qui produit des œstrogènes cardioprotecteurs. C’est à partir de 50 ans (périménopause et ménopause) que le risque et la progression deviennent similaires à ceux des hommes. 

Mais les infarctus féminins précoces existent

Ils trouvent généralement leur origine dans d’autres facteurs que ceux évoqués plus haut. Il peut s’agir de déchirure artérielle (en particulier durant la grossesse), de stress, de prise de contraceptif oestro-progestatif, d’effort intense…

La prise en charge d’urgence est moins rapide

Alors que les symptômes d’un infarctus sont les mêmes pour les deux sexes (douleur dans la poitrine, irradiation dans les bras, le cou, la mâchoire…), le délai de prise en charge est environ 30 minutes supérieur pour la femme. 

Les séquelles sont plus marquées et le suivi moins adapté

Le retard à la prise en charge favorise les nécroses plus importantes du muscle cardiaque. Si le risque de mortalité est aujourd’hui faible (4%), celui de développer des complications, en particulier une insuffisance ou des troubles cardiaques, reste important.

Autre constat : la prise en charge médicale post-infarctus repose sur des standards adaptés aux hommes, notamment en matière de dosage des traitements. Portée par un nombre croissant de femmes cardiologues, plus sensibilisées à la problématique, une optimisation liée aux spécificités féminines, en particulier physiologiques, est en cours de déploiement.

„Les femmes ont tendance à taire leurs douleurs, à être plus discrètes sur leurs plaintes et à moins s’inquiéter. Cela est notamment dû au manque de connaissance de l’existence réelle de la menace, par les femmes elles-mêmes comme par leurs compagnons. En cas de doute, le premier réflexe est de composer immédiatement le 15 (SAMU). “

– Dr Géraldine Gibault-Genty

Dernières actualités

  • Dialyse : la tendance est au vert

    L’engagement environnemental en santé est au cœur de l’évolution des pratiques en dialyse. L’augmentation croissante du nombre de patients souffrant d’insuffisance rénale chronique terminal (IRCT) couplée au fort impact écologique des séances de dialyse en termes de consommation d’eau, de production de déchets et d’empreinte carbone impose le développement d’une prise en charge des patients plus durable. L’essor de nouvelles technologies apporte plusieurs éléments de réponse aux centres de dialyse pour s’engager dans une démarche plus éco-responsable.

    Lire la suite
  • Dénutrition : les 5 choses à savoir

    B. Braun, acteur de la nutrition parentérale, s’associe au cri d’alarme lancé par le Pr Éric Fontaine, médecin nutritionniste au CHU de Grenoble et président du Collectif de lutte contre la dénutrition, à l’occasion de la deuxième Semaine nationale de la dénutrition, du 12 au 20 novembre 2021.

    Lire la suite
  • Les 15 réflexes nutrition à adopter en oncologie

    Du 10 au 12 novembre 2021, se tiennent les Journées Francophones de Nutrition, congrès annuel qui rassemble les spécialistes de la nutrition. Pour les patients atteints d’un cancer, les besoins en protéines et énergies peuvent être supérieurs à la normale et s’alimenter peut devenir difficile. Ainsi la nutrition artificielle prend le relai et devient nécessaire.

    Lire la suite
Téléchargement du contenu...

Une erreur est survenue. Veuillez réessayer.