Angioplastie sans frontière & B. Braun

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Avec Angioplastie sans frontière, B. Braun se mobilise pour les malades du cœur dans les pays démunis

Cause de millions de morts précoces chaque année(1), les maladies cardiovasculaires sont surreprésentées et insuffisamment traitées dans les pays en développement. Former les médecins de ces pays aux techniques récentes de la cardiologie interventionnelle, c’est le rôle d’Angioplastie sans frontière, qui a reçu de la part de B. Braun 100 stents - petits implants métalliques destinés à maintenir les artères ouvertes - pour l’aider dans sa mission.

« La maladie coronarienne, responsable des infarctus, est extrêmement répandue partout dans le monde, les besoins sont immenses ! », souligne le Dr Rémy Pillière. Cardiologue interventionnel à l’Hôpital Ambroise-Paré de Boulogne-Billancourt (92), il est aussi membre actif de l’association Angioplastie sans frontière (ASF), qui intervient notamment en Mongolie, en Afghanistan, au Maroc et en Côte d’Ivoire.

Les maladies cardiovasculaires, dont la maladie coronarienne, n’ont pas de frontière et plus des trois-quarts des décès qu’elles entraînent (17,7 millions en 2015) ont lieu dans des pays à revenu faible ou intermédiaire.1 « Il vaut mieux soigner les malades localement, poursuit Rémy Pillière. La philosophie de l’association est d’aider au développement de la cardiologie interventionnelle sur place, en formant bénévolement les médecins pour qu’ils deviennent autonomes ». 

« Créer les moyens humains » : l’enjeu numéro un

Des associations comme Angioplastie sans frontière œuvrent pour « créer les moyens humains, l’enjeu le plus difficile car il faut deux ans pour former un cardiologue interventionnel ». Mais ce partage des savoirs est bénéfique : « L’angioplastie se transmet bien, à condition d’être rigoureux et d’avoir de l’expérience », indique Rémy Pillière.

La preuve ? « En Mongolie, nous sommes partis de zéro en 2000, dans des conditions très difficiles. Aujourd’hui les résultats sont très bons, l’hôpital Shastin d’Oulan-Bator réalise environ 1200 dilatations coronaires par an, couvrant les besoins du pays ». L’objectif est le même en Côte d’Ivoire, où ASF a débuté son intervention en mai 2010 dans un contexte de guerre civile post-électorale. Elle a formé deux cardiologues interventionnels, qui ont pu ouvrir leur centre au sein de l’Institut du Cœur d’Abidjan. Un cas unique en Afrique de l’Ouest.

Le don de stents aide à donner l’impulsion

« Le don de stents par des entreprises comme B. Braun est très utile pour engager un cercle vertueux : amorcer la procédure dans ces pays, avant qu’ils ne soient autonomes sur le plan technique et matériel, comme c’est devenu le cas en Mongolie ».

Il faut tenir compte des conditions propres à chaque pays : ressources humaines, transports, freins culturels, couverture sociale et moyens financiers… « L’objectif est que cette pratique puisse perdurer. Soigner les infarctus sauve de nombreuses vies. C’est aussi un investissement pour le pays car ce sont des personnes qui contribuent à son économie. Intervenir à temps épargne des complications et des hospitalisations longues ».

Le rôle des médecins bénévoles va bien au-delà d’un passage de relais technique : « L’idée n’est pas de venir déboucher des coronaires et de repartir mais d’avoir une action durable, incluant la sensibilisation des médecins et de la population aux facteurs de risque et au suivi des traitements, ainsi que la formation de “maintenance” sur les cas difficiles ».

Pourquoi développer la cardiologie interventionnelle ?

La cardiologie interventionnelle regroupe des interventions non-chirurgicales consistant à élargir des artères rétrécies ou bloquées, le plus souvent grâce à la pose d’un stent - petit implant métallique qui se pose de façon permanente dans le vaisseau sanguin pour le maintenir ouvert. Une technique qui permet de sauver de nombreuses vies sans avoir recours à la chirurgie lourde. Mais de nombreux pays n’en bénéficient pas, faute de moyens humains et matériels.

B. Braun, acteur mondial de l’angioplastie

B. Braun conçoit, produit et distribue au niveau mondial une gamme complète de dispositifs médicaux pour la cardiologie interventionnelle, notamment des ballons de dilatation et des stents coronaires. Au niveau français, B. Braun exerce sa responsabilité sociale dans ce domaine de pointe, par des actions de solidarité comme le don de 200 stents au total répartis entre trois associations : Angioplastie sans frontières, La Chaîne de l’Espoir et SHARE (Monaco). Ces dons permettent de traiter de l’ordre de 150 patients.

Références :
1 OMS, « Maladies cardiovasculaires – principaux faits », 17 mai 2017 [en ligne] https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/cardiovascular-diseases-(cvds) (consulté le 6 juin 2019)

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